L’Europe ne peut plus dépendre des autres grandes puissances. Tel est le message qu’a transmis le président du MR, Georges-Louis Bouchez, lors de sa conférence chez Voka à Bruxelles. Il y a échangé avec des représentants de plus de cinquante grandes entreprises.
« La souveraineté européenne sera l’enjeu politique majeur des prochaines années », a commencé M. Bouchez. « Nous devons reprendre notre destin en main dans quatre secteurs stratégiques : l’alimentation, la défense, l’énergie et l’industrie. Nous devons sauver notre industrie en réduisant les impôts et en supprimant les règles et procédures inutiles. Pour l’agriculture et l’agroalimentaire, il faut conclure des accords de libre-échange afin que nos entreprises puissent exporter vers davantage de pays. L’Europe doit s’ouvrir à de nouveaux marchés. Mais dans le même temps, nos agriculteurs doivent être soumis à moins de règles, d’obligations et de paperasserie. »
La sécurité est devenue, à cause des tensions géopolitiques des dernières années, un thème central. « Pour être moins dépendante des États-Unis, l’Europe doit développer sa propre industrie de défense. Les responsables politiques, les chefs militaires et le secteur industriel doivent unir leurs forces à cet effet. Les investissements et les contrats dans la défense doivent bénéficier à nos entreprises, comme c’est le cas aux États-Unis avec leur propre industrie militaire. »
Centrales nucléaires
« L’énergie est la base de notre prospérité », a poursuivi M. Bouchez. « Au siècle dernier, l’abondance de pétrole bon marché nous a apporté bien-être et confort. Comme l’Europe ne dispose ni de gaz ni de pétrole, elle importe désormais même du gaz de schiste des États-Unis. Le MR s’est battu avec succès, dans la précédente coalition, pour maintenir ouvertes nos centrales nucléaires, contre toutes les autres formations politiques. C’était vital. Combinées avec les éoliennes en mer et les panneaux solaires dans les zones industrielles, elles garantissent notre autonomie et la sécurité de notre approvisionnement énergétique. »
Le président du MR a défendu, devant Voka, le travail accompli par le gouvernement de l’Arizona et a énuméré une série de décisions majeures : « La suppression des allocations de chômage après deux ans, les heures supplémentaires défiscalisées, l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs et l’augmentation du quota d’heures pour les jobs étudiants, un délai de préavis maximum de douze mois, le calcul du temps de travail sur l’ensemble de l’année. Ce sont toutes des réalisations du ministre de l’Emploi et de l’Économie, David Clarinval (MR). Grâce à la réforme fiscale, les travailleurs conserveront au minimum 200 euros nets supplémentaires par mois. Pour certains ménages, cela pourra même atteindre 600 euros nets. » M. Bouchez a réaffirmé que les dépenses publiques doivent être réduites pour pouvoir encore baisser les impôts. Il souhaite également supprimer diverses subventions inutiles ou marginales.
