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« Je suis occidental et je défends avec conviction nos intérêts occidentaux », a déclaré le président du MR, Georges-Louis Bouchez, devant un auditoire comble à l’ULB. « Cela met également en évidence une grande différence entre la gauche et la droite. Car une partie de la gauche déteste l’Occident, notre économie de marché libre et la démocratie libérale. »

« Ils disent que l’Amérique est l’ennemie. Mais se rendent-ils compte à quel point les États-Unis font preuve de solidarité en soutenant l’Ukraine ? Sans l’aide militaire américaine, nous n’aurions aucune chance », a expliqué M. Bouchez. « Le plus grand problème, c’est que l’Europe n’a plus d’autonomie. Sur le plan militaire, nous avons besoin de la protection américaine. Pour l’énergie, nous dépendons de la Russie et des pays arabes. Et pour l’industrie, la technologie et les matières premières stratégiques, notre destin est entre les mains de la Chine. Nous devons donc investir dans la défense, dans de nouvelles centrales nucléaires, dans l’industrie et les mines. C’est la seule manière pour l’Europe de retrouver sa souveraineté. » De vifs applaudissements ont retenti dans la salle.

À propos de la sécurité à Bruxelles, le président a déclaré : « C’est une question de choix politiques. La sécurité est une priorité absolue pour le MR. Grâce à la fusion des six zones de police, beaucoup plus d’agents pourront se consacrer à des missions spécifiques. »

De nombreuses offres d’emploi

Un autre problème est le faible taux d’emploi à Bruxelles. « Il oscille entre 64 et 66 % », a précisé M. Bouchez. « Les Bruxellois ont les mêmes capacités que les Flamands et que les habitants de nos pays voisins. Mais en Flandre, le taux d’emploi est de 77 %, aux Pays-Bas de 83 % et en Allemagne de 82 %. La suppression des allocations de chômage après deux ans incitera les gens à aller travailler. Aucun autre pays au monde n’a copié notre système d’allocations à vie pour les chômeurs. »

Et pourtant, les offres d’emploi ne manquent pas. « Chaque année, il y a 350 000 postes vacants. Beaucoup d’opportunités donc pour trouver un emploi. Malheureusement, 175 000 postes dans des métiers en pénurie ne trouvent pas preneur. »

M. Bouchez est resté jusqu’à peu avant minuit pour répondre à toutes les questions des étudiants.