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« Les gens qui travaillent doivent toujours être récompensées. Un saut d’index, comme le propose l’organisation patronale Voka, est donc une mauvaise idée », déclare le président du MR, Georges-Louis Bouchez. « Je veux un ‘index travailleurs’, grâce auquel les salariés verront leur salaire net augmenter sans que les entreprises aient à payer de cotisations sociales dessus. »

« Sur chaque cent euros qu’un employeur paie pour un travailleur, septante euros partent dans les caisses de l’État via les cotisations sociales et les impôts », explique M. Bouchez. « Les salaires dans notre pays ne sont certainement pas trop élevés, mais le coût salarial pour les employeurs, lui, l’est. Avec un ‘index travailleurs’, nous protégeons le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent et nous améliorons la compétitivité de nos entreprises en réduisant la fiscalité sur le travail. On ne peut pas demander aux gens de tous travailler et ensuite imposer un saut d’index. »

Le président du MR veut également contrer la hausse des prix de l’énergie. « Nous avons besoin d’un système permanent dans lequel les accises et la TVA diminuent automatiquement, afin que les prix à la pompe, par exemple, ne puissent pas dépasser deux euros. Le même principe s’applique d’ailleurs au gaz. En raison de la situation internationale, il y aura encore davantage de fluctuations de prix dans les années à venir, que nous pourrons absorber de cette manière. »

Bouchez ne veut pas de nouveaux impôts et insiste sur une réduction sérieuse des dépenses publiques : « Chaque année, l’État dépense 330 milliards d’euros. Il y a trop de bâtiments publics, la SNCB peut faire mieux avec moins d’argent et nous avons trop de structures et de politiques. Dans le même temps, nos dépenses pour les pensions et la défense augmentent. Ce n’est pas tenable. On ne fait pas preuve de courage en taxant, mais en réformant et en économisant au sein de l’État. »