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À la conférence annuelle de la European Jewish Association, à Bruxelles, le président du MR Georges-Louis Bouchez a choisi la clarté. « La sécurité des Juifs de Belgique et d’Europe n’est pas négociable », lance-t-il, dénonçant un antisémitisme qui « se manifeste à nouveau dans nos rues, sur les réseaux sociaux et sur certains campus ».

Pour lui, protéger la communauté juive « n’est pas un geste symbolique, c’est protéger le cœur même de notre démocratie ». Il plaide pour une protection renforcée et durable des synagogues, écoles et centres communautaires, des moyens accrus pour les services de police et de renseignement, et une politique pénale ferme contre agressions, menaces et incitation à la haine en ligne.

Bouchez insiste aussi sur la nécessité d’une réponse structurelle de l’État. Il réclame, « sans plus attendre », la nomination d’un Coordinateur fédéral de la lutte contre l’antisémitisme, avec un mandat clair et une ligne directe vers le gouvernement. « La communauté juive mérite un interlocuteur unique au sein de l’État belge, pour que les engagements ne restent pas des mots », souligne-t-il.

Le président du MR met en avant le projet de loi du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, permettant d’interdire les organisations radicales qui propagent la haine et menacent l’ordre démocratique. Dans sa ligne de mire, des structures comme Samidoun, qui « se présentent comme des organisations de solidarité, mais glorifient des mouvements terroristes et préparent le terrain idéologique de la violence ». « Un État libéral fort doit pouvoir dire : certaines organisations franchissent une ligne rouge et n’ont plus leur place dans l’espace public », affirme-t-il.

Neutraliser les organisations extrémistes

Ce combat s’inscrit, ajoute-t-il, dans un contexte international marqué par l’affrontement entre Israël et le régime des mollahs en Iran, « un régime de haine » face aux démocraties. M. Bouchez réaffirme le droit d’Israël à exister et à se défendre, et appelle à une position européenne ferme envers Téhéran. La cohérence, résume-t-il, c’est de protéger les Juifs en Belgique, de neutraliser les organisations extrémistes ici, et de refuser les régimes qui, ailleurs, appellent à la destruction d’Israël. Tout au long de son intervention, ses propos sont régulièrement salués par les applaudissements de la salle. « C’est notre responsabilité de démocrates, de Belges, d’Européens, et, au fond, notre responsabilité d’êtres humains », conclut-il.