Face à François Gemenne sur LN24, Georges-Louis Bouchez a défendu une vision claire : la Belgique doit sortir de l’immobilisme institutionnel et se doter d’un État capable de décider, de réformer et d’assumer ses priorités.
Interrogé sur la complexité du modèle belge, notre Président a posé un constat largement partagé : trop de niveaux de pouvoir, trop de procédures et une responsabilité politique trop souvent diluée. « Le système belge a été conçu pour créer du blocage, parce qu’il y a toujours une personne qui peut dire non et bloquer tout le système », a-t-il expliqué.
Réformer pour décider
Pour le président du MR, la Belgique dispose d’administrations solides pour assurer la gestion quotidienne. Mais elles peinent à conduire les grands changements dont notre pays a besoin.
« On a un pays qui est fait pour gérer le quotidien. Mais aujourd’hui, on a besoin de changement », a souligné Georges-Louis Bouchez. Face aux défis de la sécurité, de l’intelligence artificielle, du climat, de la croissance ou des finances publiques, le temps est venu de donner une direction claire plutôt que de se limiter à des compromis qui ne transforment rien.
Le Président l’a résumé sans détour : « Vous avez fait un exercice comptable dans le meilleur des cas, mais il n’y a pas de souffle, il n’y a pas d’idée, il n’y a pas d’envie. »
Un gouvernement resserré
Georges-Louis Bouchez défend une réforme profonde de l’organisation institutionnelle : des communes plus grandes et donc plus fortes, la suppression des provinces, moins de niveaux de pouvoir et un gouvernement fédéral resserré avec 15 ministres, une élection direct du Premier ministre etc.
« On doit avoir des communes d’au moins 15.000 habitants, la suppression des provinces et un gouvernement central : 15 ministres, un Premier ministre au suffrage universel. »
L’objectif n’est pas seulement de réaliser des économies sur le coût de la vie politique. C’est surtout de gagner en efficacité, de clarifier les responsabilités et d’éviter que chacun se renvoie la balle entre le fédéral, les Régions, les Communautés, les communes ou les provinces.
Priorités : sécurité et prospérité
Le président du MR a également rappelé que l’État doit retrouver le sens des priorités. Deux urgences s’imposent aujourd’hui : la sécurité et la prospérité.
« Il y a un problème d’insécurité dans pas mal de grandes villes, et en particulier à Bruxelles. Et deux, on a un problème de croissance, d’investissement et de pouvoir d’achat. »
Notre Président refuse une Belgique qui se contente de répartir la pénurie ou d’augmenter les taxes. Il défend une politique qui restaure l’ordre, soutient l’investissement, diminue les charges et crée les conditions d’une croissance durable.
« Si vous voulez relancer la croissance, on a besoin qu’il y ait plus d’investissements », a insisté Georges-Louis Bouchez. C’est cette vision — un État plus fort dans ses missions essentielles, mais plus simple, plus responsable et plus efficace — que le MR porte pour l’avenir du pays.
