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À l’issue d’un conclave de plusieurs jours à Bruxelles, le président du Mouvement Réformateur a présenté ce soir un accord de gouvernement bruxellois ambitieux pour la législature 2024‑2029, qui marque le retour du MR à la ministre-présidence après 22 ans ! Devant les militants, il a souligné le caractère historique de ce moment, rappelant que beaucoup avaient fini par croire que Bruxelles ne serait plus jamais une terre libérale, avant que la victoire du 9 juin 2024 ne renverse la donne et ne permette au MR de reprendre les commandes de la Région Bruxelles Capitale.

Le Président a d’abord insisté sur la sortie de crise politique : après 614 jours de négociations, il a dénoncé une période de « honte » pour la classe politique et les institutions, tout en soulignant que le conclave a forcé le dialogue, les compromis et la construction d’un véritable projet pour Bruxelles. L’accord, a-t-il martelé, n’est pas le plus petit dénominateur commun, mais un texte marqué par une forte empreinte libérale, qui rompt avec le laxisme budgétaire et l’immobilisme administratif des dernières années.

Sur le plan budgétaire, le président du MR a détaillé un engagement fort : retrouver l’équilibre des finances régionales en 2029, dans une région qu’il n’a pas hésité à qualifier de « plus mauvais élève de l’école belge ». L’effort reposera à 80 % sur des réductions de dépenses et à 20 % sur des recettes, sans nouvelle taxe sur les Bruxelloises et les Bruxellois, tout en prévoyant 100 millions d’euros de baisses fiscales via le doublement de la prime « bio », la réduction du fonctionnel régional à l’impôt des personnes physiques et l’extension de l’abattement pour l’acquisition d’un bien jusqu’à 800.000 € !

Georges‑Louis Bouchez a également mis en avant une réforme structurelle de l’administration bruxelloise : 30 % des économies viendront d’un passage de 25 organismes à 3 grands piliers, avec modernisation, regroupement des structures et simplification des procédures, notamment pour les permis et les régularisations urbanistiques. L’objectif : une administration enfin tournée vers les citoyens, plus efficace, plus lisible et moins coûteuse.

Sur la mobilité, le président du MR a annoncé un geste symbolique fort : « bye bye Good Move ». Le plan le plus contesté des dernières années sera abandonné et remplacé par un nouveau schéma de mobilité, avec des mailles plus petites, ciblées sur la sécurité routière autour des écoles, intégrant les besoins des services de secours et les réalités économiques des entreprises et des livreurs.

La LEZ sera, elle aussi, profondément revue : en s’inspirant du modèle d’Anvers, les personnes qui ne peuvent changer de véhicule pourront acheter un abonnement à 350 euros par an, afin de concilier protection de la qualité de l’air et égalité d’accès à la ville pour tous.

Sur l’emploi, Georges‑Louis Bouchez a fixé un cap ambitieux , signature du MR : 70 % de taux d’emploi en 2030. Il a annoncé une réforme en profondeur de l’activation et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, avec un Actiris recentré sur le service au public, des délais de suivi raccourcis, des bilans de compétences et linguistiques obligatoires, ainsi que des formations imposées lorsque c’est nécessaire. L’enjeu, a-t-il rappelé, n’est pas de sanctionner, mais de donner à chacun les outils pour s’émanciper par le savoir et la compétence.

Le président du MR a également insisté sur la réforme du secteur du logement après les scandales à la SLRB, avec regroupement des structures, meilleure gouvernance et développement de la location acquisitive, tout en s’opposant à l’encadrement obligatoire des loyers, qu’il juge nuisible à l’offre et à la qualité des logements. Sa priorité est d’augmenter le nombre de logements, publics et privés, pour faire baisser la pression immobilière et soutenir les classes moyennes et les jeunes qui veulent rester à Bruxelles.

En matière de sécurité, il a détaillé un plan spécifique pour les gares du Midi et du Nord : 10 millions d’euros investis dans les caméras, les infrastructures, le nettoyage et l’accompagnement humain, ainsi que le renforcement du SIAMU et la création d’un commissaire antidrogue chargé de coordonner prévention, accompagnement et sanction. Avec un ministre-président libéral, a-t-il affirmé, l’impunité à Bruxelles, « c’est terminé ».

Enfin, Georges‑Louis Bouchez a inscrit cet accord dans une vision plus large de « Bruxelles gagnante » : création de zones franches au port et chez Audi pour relancer l’industrie, ambition de faire de Bruxelles la capitale européenne de l’intelligence artificielle, Plan Nature 2.0, prêts à taux zéro pour l’isolation, Medibus dans les quartiers précarisés, renforcement des lits en santé mentale, lutte contre les violences intrafamiliales et masterplan pour le bilinguisme. Autant de chantiers qui doivent, selon lui, rendre aux Bruxelloises et aux Bruxellois la fierté de leur capitale et prouver que le MR est capable de transformer la Région.

L’ensemble du discours du Président prononcé à l’occasion de la présentation de la déclaration de politique régionale est disponible ici : 

Chers amis,

Pour le Mouvement Réformateur, c’est véritablement un jour historique. C’est historique parce que, enfin, enfin, ce qu’on croyait être une fatalité, le fait de ne plus être dans un gouvernement régional bruxellois, j’en discutais avec certains parlementaires, il y a encore quelques années, qui m’expliquaient que, finalement, Bruxelles ne serait plus une terre libérale, qu’il serait impossible pour les libéraux d’y triompher électoralement, ce que nous avons fait sous la conduite de David Leisterh le 9 juin 2024, et de pouvoir entrer dans un gouvernement. Aujourd’hui, mesdames et messieurs, aujourd’hui, mesdames et messieurs, c’est un moment majeur. Ça fait 22 ans, 22 ans, que le Mouvement Réformateur n’était plus présent dans un gouvernement régional bruxellois. À partir de samedi, le Mouvement Réformateur aura un nouveau le poste de ministre-président. Alors, à cette occasion, je voulais vraiment rendre un hommage tout particulier à M. Bruxelles, celui qui a amené tant de vocations, celui qui a marqué l’histoire des libéraux bruxellois, celui qui n’était jamais avare d’un bon mot, celui qui, désormais, va être rejoint par une personnalité libérale à la fonction de ministre-président, j’ai nommé Jacques Simonet. Un tonnerre d’applaudissements !

Alors effectivement, ce chemin était compliqué, et certains me demandaient pourquoi a-t-il fallu 614 jours pour former un gouvernement. Je pense qu’en fait, ils avaient tellement plus l’habitude que les libéraux soient dedans, qu’ils ont dû s’y faire progressivement. Plus sérieusement, ce qui a amené une telle crise, c’est surtout un élément, c’est le refus de parler, le refus de discuter. La clé de ce conclave, c’était qu’enfermés, nous n’avions pas le choix. Pas le choix que de nous parler, d’échanger, d’essayer de trouver des points d’accord, des points de compromis. Et quand certains avaient parfois envie de dormir, il fallait continuer. Il fallait continuer pour créer une dynamique, pour ne pas rester sur des postures, pour construire ensemble, pour avoir l’envie de construire plus sur la base de ce qu’on avait déjà fait. Alors oui, ce conclave a véritablement permis de mettre en place un accord de gouvernement qui n’est pas le plus petit commun des dénominateurs. Il y a de vraies décisions, il y a de vraies mesures. La marque libérale est bien présente. Alors ce parcours de 614 jours est aussi un enseignement pour chacune et chacun et pour notre formation politique. Cet enseignement, c’est qu’on ne doit jamais se décourager. C’est qu’on ne doit jamais rien lâcher, comme on dit. Il y a encore quatre semaines, certains écrivaient – je ne fais aucun commentaire sur ceux qui écrivent, ni sur ceux qui filment – ni sur ceux qui interviewent, en écrivait, à juste titre dans ce cas, que nous étions dans l’opposition. Certains avaient déjà considéré ça comme un fait accompli. Certains pensaient que c’en était véritablement et définitivement fini pour les libéraux à Bruxelles. Et lors de la tournée des vœux, lors des soirées de rencontres, j’ai vu tout l’inverse. J’ai vu des sections dynamiques, j’ai vu des gens, beaucoup de gens, partout, de plus en plus de membres, de plus en plus de gens qui aspiraient à ce changement. J’ai senti cette énergie. Et ce soir, je veux vraiment vous dire merci. Parce que quand ça a été plus compliqué pour le MR, la formation de ce gouvernement, vous avez été là. Vous étiez prêts. Vous êtes repartis au combat. Vous avez tout donné. Alors vraiment, pour ça, mille mercis ! Il répond à nombre de nos préoccupations. La première d’entre elles, c’est la survie de Bruxelles. Vous savez, parfois, quand on parle de déficit public, on a le sentiment que ça ne nous concerne pas.

Mais la dette d’un État, la dette d’une région, c’est notre dette, à chacune et chacun. Aujourd’hui, si l’État doit rembourser sa dette, il prendra des impôts. Mais surtout, une région qui était à ce point, et qui est à ce point en déficit, qui commet tant d’endettements, qui voit ses structures parastatales régionales fragilisées, une région comme celle-là met en danger ses services publics, met en danger la qualité de ses services, met en danger surtout les femmes et les hommes les plus précarisés de notre région, parce que c’est souvent ces personnes qui ont le plus besoin de l’État. Alors le premier objectif de cet accord de gouvernement, c’est de ramener de la discipline budgétaire. C’est la raison pour laquelle le tableau budgétaire que nous avons fait approuver conduit à retrouver l’équilibre budgétaire en 2029. Alors j’ai entendu notre Premier ministre qui était un peu sceptique sur le sujet. Et il a raison. Il a raison parce qu’aujourd’hui, la Région bruxelloise est le plus mauvais élève de l’école belge. Et si nous atteignons cet objectif, nous devrions, nous deviendrions le meilleur élève. Alors il y a de quoi être sceptique. Il y a de quoi être sceptique parce que ces dernières années, la Région bruxelloise n’a pas été au rendez-vous. N’a pas été au rendez-vous des responsabilités. Mais aujourd’hui, cet objectif, il n’est pas écrit dans le vent. Il s’appuie sur un tableau avec des mesures budgétaires. Des mesures qui se partagent à 80% en réduction de dépenses, à 20% en recettes. Mais qui dit recettes ne dit pas impôts sur les concitoyens. Mesdames et messieurs, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer qu’il n’y aura aucune taxe sur l’une ou l’un d’entre vous. C’est tellement rare en Belgique que ça mérite d’être signalé. Alors, vous me direz, mais comment réaliser cet exercice ? On est parti de principes, de principes fondamentaux. Je vous répète extrêmement souvent qu’en fait, la structure de l’État coûte trop cher. Eh bien, dites-vous que 30% de cette réduction de dépenses va venir d’une réforme structurelle et inédite de l’administration bruxelloise, qui passera de 25 organismes à 3 piliers, qui va enfin se moderniser, avoir recours aux nouvelles technologies, regrouper ces structures qui faisaient triplon et pas doublon. Faire en sorte de pouvoir aussi optimiser le temps de nos agents, leur permettre d’avoir des perspectives de carrière, permettre également à nos concitoyens d’avoir une administration plus efficace avec des délais d’ordre en matière de permis ou une procédure de régularisation pour des infractions urbanistiques de petite ampleur. Le but, c’est d’avoir une administration tournée vers les citoyens. Alors je vous l’ai dit, il n’y a pas d’impôt nouveau, et c’est même mieux que cela, puisqu’il y a des impôts en moins. La prime bio sera doublée, ce qui permettra aux Bruxelloises et aux Bruxellois de voir leurs précomptes immobiliers baisser. Le centième additionnel régional à l’impôt des personnes physiques diminuera également de 1%. L’abattement lors de l’acquisition d’un bien passera avec une limite jusqu’à 600 000 euros à 800 000 euros pour couvrir plus de gens, pour faciliter l’accès à la propriété. C’est donc 100 millions d’euros de baisse fiscale prévue par cet accord, malgré le contexte politique, malgré le contexte budgétaire, c’est sans aucun doute une victoire. Alors, vous le savez, nous avons mené une campagne importante autour de la mobilité. Et aujourd’hui, mesdames et messieurs, c’est vraiment un moment historique. Le plan dont on a le plus parlé, le plan le plus vilipendé, le plan le plus détesté. Eh bien aujourd’hui, vous pouvez me dire un grand bye-bye à Good Move. C’est vraiment remplacé par un nouveau plan dont je vous invite à trouver le nom. On ne l’a pas encore arrêté. Ce plan va s’appuyer sur les enseignements des ratés de celui-ci. Les mailles seront plus petites, seront centrées sur des lieux où la sécurité routière est indispensable, comme les écoles. Mais surtout, ce plan de mobilité prendra enfin en compte les intérêts économiques. L’enjeu pour les livreurs est de pouvoir entrer chez eux aussi. La vie des services de sécurité et de secours qui aujourd’hui se plaignent tellement souvent de voir leur travail entravé par une mobilité immobile.

Ça paraissait impossible et pourtant on l’a fait. On l’a fait également sur la LEZ, cette zone de basses émissions. Bien sûr que l’objectif de la LEZ est fondamental. On doit améliorer la qualité de l’air. On doit protéger en particulier les personnes les plus fragilisées. Mais dans le même temps, on ne peut pas non plus créer dans notre société une discrimination vis-à-vis des personnes qui ne peuvent changer de voiture à la libre circulation. Aujourd’hui à Bruxelles, le modèle qui nous était proposé, c’est de faire en sorte que si vous pouvez avoir une voiture moderne, alors la libre circulation est une réalité. Mais par contre, si vous n’aviez pas assez de moyens pour ce faire, vous étiez priés de rester à l’extérieur. Le modèle va changer. Le modèle va changer en s’inspirant de ce qui se fait à la ville d’Anvers. Ça veut dire que pour les personnes qui ne pourront pas changer de véhicule, ils pourront acheter un abonnement à 350 euros l’année sans devoir, par après, être pénalisés. C’est un enjeu majeur car Bruxelles prévoyait en 2030 le rejet de 100% des voitures diesel et uniquement le maintien des voitures Euro 7 essence. Ça va exclure des millions d’usagers automobiles. La solution que nous apportons est un équilibre entre le respect et les enjeux de respiration. Les enjeux environnementaux, mais ça n’a rien à voir avec ma voix. Les rires permettent de tousser. Les enjeux environnementaux, mais dans le même temps, permettent à chacune et chacun de pouvoir se déplacer pour travailler, pour aller faire ses courses, pour rendre visite à un membre de la famille. La LEZ, nouvelle version, c’est un enjeu écologique, c’est un enjeu de santé publique, mais c’est aussi un enjeu de liberté individuelle. L’efficacité publique, je disais, est au cœur de nos réformes. Une grande spécialité bruxelloise, c’était d’abord l’administration, puis l’agence, puis deuxième agence, puis troisième agence, et enfin plus personne ne s’y est retrouvé. Le but de ces réformes sera de regrouper autour de politiques, par exemple en matière internationale, économique, en matière également de travail social. C’est ainsi que nous allons renforcer la coordination entre les CPAS avec un dossier social unique. Nous allons également avancer sur des téléprocédures en matière de permis d’urbanisme pour faire en sorte qu’un utilisateur, qu’un usager ne doive pas attendre 3, 4 ans, voire plus pour pouvoir entamer un projet immobilier. Nous allons aussi renforcer les structures publiques par leur regroupement des directions et leur diminution. Nous avons besoin de plus d’agents sur le terrain, de moins de gens dans les bureaux. Nous avons besoin d’une administration au service des Bruxelloises et des Bruxellois ! En matière d’emploi, mesdames et messieurs, Bruxelles, aujourd’hui, est la région du pays avec le plus faible taux d’emploi. Ça va changer, avec un objectif clair, 70% de taux d’emploi en 2030. Pour y parvenir, nous réformons l’activation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi, à l’image de ce que nous avons fait au fédéral. Les délais pour un suivi auprès d’Actiris sont raccourcis. Le suivi en termes de sanctions, mais aussi d’accompagnement et de formation est renforcé. Ainsi, un bilan de compétences sera obligatoire, ainsi qu’un bilan linguistique. Si un demandeur d’emploi ne connaît aucune des deux langues de la région, une formation linguistique sera obligatoire, au même titre qu’une formation professionnelle le sera en cas d’un bilan de compétences trop faible. Ce ne sont pas des mesures sanctionnatrices, ce sont des mesures d’accompagnement. Parce que ce qui émancipe, ce n’est pas le chèque, ce n’est pas l’assistance. Ce qui émancipe, c’est le savoir et la compétence. Actiris va enfin devenir… Actiris va enfin devenir un organisme au service du public avec des délocalisations des services de première ligne dans les CPAS, dans les ALE, partout où les personnes qui veulent trouver leur emploi se trouvent. Je pensais très honnêtement que ces réformes auraient été impossibles. Là aussi, le travail de conviction que nous avons mené, que vous avez mené, sur le terrain, dans les médias, porte ses fruits. Car notre vision, qui place le travail au cœur de la société, est de plus en plus partagée, est de plus en plus soutenue, est de plus en plus concrétisée ! Le secteur du logement va être considérablement réformé. Les incessants scandales à la SLRB ne pouvaient nous laisser indifférents. Le logement public doit servir les personnes les plus précarisées et non permettre à quelques opportunistes de se servir. Les actes qui ont été révélés dans la presse et qui à mon sens devraient continuer à se révéler dans les prochaines semaines, c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire. C’est utiliser la misère pour un intérêt personnel. C’est utiliser les structures publiques, non pas pour la solidarité, mais pour servir son propre intérêt. Alors, mesdames et messieurs, cette réforme va être essentielle. Elle va permettre de regrouper les structures. Elle va permettre de garantir un meilleur contrôle et un meilleur suivi. Elle va permettre surtout de favoriser la location acquisitive. Elle va permettre de faire en sorte d’accompagner des locataires, pas nécessairement dans les logements sociaux, mais aussi sur le marché privé. C’est une initiative qui se voudra incitative et non contraignante. Nous nous sommes opposés au contrôle obligatoire des loyers. Nous nous sommes opposés à l’encadrement des loyers. Non pas pour protéger les propriétaires. Et je voudrais quand même dire que les propriétaires ne sont pas tous des affreux et méchants riches. Les propriétaires sont souvent des femmes et des hommes de la classe moyenne, qui ont travaillé toute leur vie pour pouvoir avoir un deuxième bien, parfois un troisième, et qui aujourd’hui doivent aussi être respectés. Si nous avons pris cette décision, c’est parce que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’encadrement des loyers obligatoire paraît séduisant sur le papier, mais en effet, que constatons-nous ? Partout où ça a été appliqué. Une diminution de la qualité des biens, une réduction de l’offre. Alors nous avons fait exactement l’inverse. Nous avons une déclaration de politique régionale qui veut faciliter et favoriser les constructions, qui veut permettre d’avoir plus de logements dans la région capitale. Parce que oui, c’est l’augmentation du nombre de logements qui fera baisser la pression immobilière. Nous avons également fait en sorte que le logement public n’entrave pas le développement privé. Il ne faut pas opposer les types de logements. On doit plutôt les faire collaborer avec une préoccupation, celle des classes moyennes. Vous savez, ces gens qui sont trop riches pour recevoir des aides, mais qui sont trop pauvres pour vivre sereinement. Alors oui, cette déclaration de politique régionale contient des mesures pour aider ces femmes et ces hommes qui travaillent mais qui n’arrivent plus à se loger à Bruxelles. Contient des mesures pour permettre aux jeunes de rester dans la capitale. Contient des mesures pour permettre à celles et ceux qui veulent bâtir leur vie de le faire. À Bruxelles ! La sécurité a été au cœur de notre programme électoral et est au centre des préoccupations de nos concitoyens. Alors, nous n’avons pas abandonné ces mesures. Au contraire. Avec tout d’abord, dix millions d’euros qui seront investis dans un plan de guerre. Le but étant de pouvoir nettoyer, sécuriser les abords de la gare du Midi, de la gare du Nord avec le placement de caméras, avec des investissements d’infrastructures, avec simplement du nettoyage, mais aussi de l’accompagnement humain. Car nous devons aider les personnes qui vivent dans des états de délabrement aux abords de nos gares. Nous avons le devoir, au nom de la dignité humaine, de ne pas les laisser là en fermant les yeux. C’est un plan global qui consistera à regrouper les forces de police, les services sociaux, les services sanitaires, les services des communes et de la région pour pouvoir faire en sorte que nos gares, qui sont les portes d’entrée de notre capitale, redeviennent enfin accueillantes. Le SIAMU sera également renforcé avec l’engagement de nouveaux pompiers. Car oui, aujourd’hui, la sécurité à Bruxelles n’est plus totalement garantie. Nous devons, comme le fait Bernard Clerfayt, être en soutien, faire en sorte que les femmes et les hommes qui consacrent leur vie à protéger celle des autres soient toujours respectés, valorisés, puissent s’épanouir et se développer dans leur emploi. C’est la raison pour laquelle ce soir, je vous demande un tonnerre d’applaudissements pour nos policiers et nos policières, nos pompiers. Également, pour lutter contre ce fléau qu’est la drogue, nous mettrons en place un commissaire antidrogue, qui aura pour rôle de centraliser et de coordonner l’action des services sociaux, d’accompagner cette nouvelle zone de police unique pour à la fois travailler sur la prévention, travailler sur la guérison, mais aussi être capable de travailler sur la sanction. Je veux le dire, avec un ministre-président libéral, l’impunité, c’est terminé ! Sur le plan économique, nous avons considéré et nous considérons que Bruxelles mérite mieux. C’est la raison pour laquelle nous avons créé deux zones franches. Une zone franche, ces secteurs sur lesquels il n’y a pas d’impôts, pas de taxes pour les entreprises qui viennent s’y installer. Nous avons localisé deux sites, le port, parce qu’un point d’eau est un atout majeur pour relancer l’industrie, l’industrie lourde, mais aussi Audi. Audi ne peut rester un site à l’abandon indéfiniment. Bruxelles est une terre de loisirs, une terre de tourisme, une terre de secteur tertiaire comme on dit en économie. Mais Bruxelles est aussi historiquement une terre d’industrie, une terre de progrès, une terre de recherche. C’est la raison pour laquelle, par un plan d’action dont bon nombre des mesures ont été développées par le Centre Jean Gol, nous avons pour ambition de faire de Bruxelles la capitale européenne de l’intelligence artificielle. Parce que Bruxelles a tous les atouts. Nous avons les universités, nous avons du capital, nous avons l’image, nous avons un emplacement géographique exceptionnel. Aujourd’hui, comme à l’Union Saint-Gilloise, Bruxelles doit retrouver…

Pour ceux qui ne sont pas amateurs de foot et qui cherchent encore le lien avec l’Union Saint-Gilloise, c’est de Bruxelles la fierté. Même, justement, il y a beaucoup de supporters d’Anderlecht, je suis profondément triste et désolé pour eux. Nous n’allons pas nous étendre sur les sujets, c’est assez douloureux. Même si ce soir, ça a l’air d’aller. Je ne sais pas où ils en sont. Combien ? Il y en a un qui nous a presque engueulés. Énergie, environnement, climat. Vous savez, un bon nombre de nos parlementaires se sont employés à vouloir résoudre une anomalie bruxelloise. C’est qu’à Bruxelles, il n’y avait qu’un seul opérateur électrique. Pourquoi ? Parce que les procédures de recouvrement étaient souvent tellement compliquées que le manque à gagner pour les opérateurs était trop important. Nous allons corriger cette situation parce que la concurrence permet à nos concitoyens de pouvoir faire des économies sur leur pouvoir d’achat. Nous allons aussi profondément transformer le système de régulation. Parce que oui, il faut avoir le courage de dire que les primes avaient souvent des effets pervers. Nous allons déployer près de 170 millions d’euros pour développer un système de prêts à taux zéro. La volonté de ces prêts à taux zéro, c’est parfois de permettre à des gens qui n’ont pas la capacité de pouvoir isoler, tout en responsabilisant cet investissement. Nous souhaitons également déployer un plan nature 2.0. C’est avec cette approche que le dossier des friches a été abordé avec équilibre pour préserver l’essentiel des zones naturelles. Nous voulons que Bruxelles soit une ville agréable à vivre où la biodiversité peut se développer. Nous voulons aussi prouver que l’écologie n’est pas une question d’ordre mais une question de rationalité. Que l’écologie n’est pas une question exclusive. Mais au contraire, une question qui doit nous unir. Nous voulons prouver que le vrai parti de l’écologie, ce n’est pas celui qui fait des cœurs avec des doigts, mais c’est celui qui agit, celui qui construit, celui qui bâtit dans le respect du paysage, dans le respect du cadre humain, celui qui fait en sorte que Bruxelles, la Bruxelles qu’on aime, soit cette capitale à visage humain ! La Bruxelles qu’on aime soit cette capitale à visage humain ! Les sanctions seront renforcées en ce qui concerne les incivilités, parce qu’en lien avec ce que je viens d’indiquer, on ne peut pas accepter que quelques-uns dégradent notre espace de vie, portent atteinte à la nature et à l’environnement. Nous aurons également des systèmes via les caméras ANPR de renforcement de ces identifications et sanctions. Il y aura aussi une modernisation de Bruxelles-Propreté pour mieux tenir en compte la réalité des agents, mais aussi garantir un meilleur service à nos concitoyens. Il n’est pas possible aujourd’hui que Bruxelles continue à connaître tant de quartiers sales, tant de lieux où vous ne souhaitez plus vous promener. C’est pourquoi nous avons redirigé les contrats de quartier. Plutôt que d’être un système qui permettait d’arroser différentes communes selon différents critères, les contrats de quartier vont être désormais localisés sur des hotspots, des zones qui souffrent particulièrement de mal-entretien, de délinquance, de rupture sociale. Les moyens publics ne sont pas assez nombreux pour pouvoir les saupoudrer comme du sucre. Les moyens publics sont rares, ils sont précieux. Ils doivent donc être utilisés pour avoir un vrai impact. Et ils auront un vrai impact dans les zones les plus précarisées. Alors oui, ces nouveaux contrats de quartier contribueront à rendre Bruxelles plus propre, à rendre Bruxelles plus belle. Nous voulons renforcer la première ligne avec la mise sur pied de Médibus qui parcourront nos quartiers les plus précarisés. Aujourd’hui, à Bruxelles, nous avons une personne sur deux qui n’a pas de médecin de famille. Alors on pourrait se dire, mais ces Médibus, ça va coûter de l’argent. L’absence de proximité en termes de santé en coûte bien plus.

Il faut diagnostiquer beaucoup plus tôt, il faut accompagner, il faut une vraie politique de santé publique. Là aussi, nous n’allons pas effectuer cela avec des moyens nouveaux, mais nous allons rediriger les moyens vers les publics qui en ont le plus besoin. Parce que oui, l’enjeu pour Bruxelles, c’est aussi d’être une capitale sociale, une capitale de la santé où il fait bon vivre. Alors ces dernières années, un sujet tabou, qui est celui de la santé mentale, a fait de plus en plus irruption dans le débat public. C’est la raison pour laquelle nous renforçons les extensions du nombre de lits en santé mentale. Personne ne doit être seul. Et pourtant souvent, c’est dans les lieux les plus habités, Bruxelles étant une des zones avec le plus haut niveau de densité de population, que tant de gens se sentent seuls. Alors, pour lutter contre cela, il y a bien évidemment notre rôle individuel, celui de tendre la main, celui d’être au contact, celui d’être à l’écoute, tout simplement avoir un mot pour le voisinage, mais aussi le rôle des pouvoirs publics de faire en sorte de garantir la cohésion sociale. Ce sont les choix que nous avons posés, ce sont les choix qui permettront à Bruxelles de retrouver un vivre-ensemble agréable ! Nous avons également une attention particulière, puisque je parlais de cohésion sociale, aux luttes et à la lutte contre toutes les formes de violences, et en particulier les violences intrafamiliales. Nous allons faire en sorte de mieux protéger les personnes LGBTQIA+. Nous allons faire en sorte que dans notre capitale, plus personne n’ait peur de se déplacer, quel que soit le lieu, quelle que soit l’heure. Pour cela, nous devons être très clairs sur nos valeurs. Nous devons également être très clairs sur notre notion de vivre-ensemble qui est certainement la plus inclusive de ce qu’on peut retrouver partout sur la planète. Alors oui, mesdames et messieurs, la cohésion sociale, elle se fera par le travail, elle se fera par des dispositifs d’accompagnement, elle se fera par des dispositifs sociaux, elle se fera par une politique multidisciplinaire. Une région forte, une région aussi qui connaît deux langues. Ce bilinguisme, nous voulons le renforcer avec un masterplan. Ce masterplan visera à faciliter l’apprentissage du néerlandais pour les agents de la fonction publique. Nous allons également faire en sorte, comme je vous l’ai indiqué, de renforcer l’apprentissage des langues dans la recherche d’un emploi.

Parce que Bruxelles connaît un taux de chômage très important et pourtant, à 10 ou 15 minutes en transport en commun, nous arrivons dans une région qui connaît le plein emploi. Le renforcement de la langue sera essentiel. Là aussi, c’est un outil d’émancipation sociale. Et si Bruxelles est Bruxelles, c’est parce que c’est la maison de deux communautés principales du pays. Nous devons être fiers de cette caractéristique. Bruxelles, plus que jamais, ciment de la Belgique ! Bruxelles, ciment de la Belgique, mais aussi, je disais, capitale de l’Europe. Bruxelles va retrouver de l’ambition. Et ce n’est pas parce qu’elle est assise au premier rang que j’évoquerai un projet majeur pour la Ville de Bruxelles, mais un projet majeur pour la Région bruxelloise, qui est le projet NEO. Ce redéploiement du Palais du Heysel, le développement d’un palais des congrès, la réfection de nos palais d’exposition, le développement de logements, la capacité pour Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe, d’être aussi une capitale de salons et de congrès. Car oui, mesdames et messieurs, je pense qu’en fait, ce sont les Bruxelloises et les Bruxellois qui connaissent peut-être le plus mal la valeur de notre capitale. Parce que Bruxelles, à travers le monde, c’est une marque. Bruxelles, à travers le monde, c’est un état d’esprit. Bruxelles, à travers le monde, c’est porteur de valeur culturelle. Bruxelles, à travers le monde, c’est sans aucun doute l’une des régions les plus connues. Alors, à travers cet accord de gouvernement, à travers la manière dont nous souhaitons conduire la région capitale à la ministre-présidence, nous voulons vraiment rendre cette fierté, rendre cette dynamique, arrêter de voir Bruxelles comme l’enfant malade du pays qui souffrirait d’insécurité, de malpropreté, de problèmes sociaux. Faire au contraire, la faire redevenir cette capitale dont tous les Belges sont fiers. Alors aujourd’hui, dans cet accord de gouvernement, ce n’est pas qu’une victoire pour les Bruxelloises et les Bruxellois. C’est avant tout une victoire pour tous les Belges. Parce que quand on aime son pays, on doit aimer sa capitale. Et dites-vous une chose, aujourd’hui, je ressens un profond sentiment de soulagement. Mais néanmoins, ça ne doit pas occulter les 613 jours de honte pour la classe politique et nos institutions. Ce soir, personne ne doit être fier des mois et des mois qui se sont écoulés. Nous devons agir pour qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire. Parce qu’elles ne font le lit que des extrémistes de gauche et de droite. Nous devons faire en sorte de retrouver de l’enthousiasme. Nous devons abandonner les petits jeux politiciens qui ont été tellement à l’œuvre durant cette période et retrouver cette capacité qui est quand même le ciment de la politique, cette envie du débat, de l’échange d’arguments et de construire, de bâtir ensemble, de faire en sorte d’être fier de porter des projets. Et ce soir, je peux vous dire, je suis le ministre le plus fier de Bruxelles. Je suis le ministre… Je suis le ministre le plus amoureux de notre capitale. Parce que vraiment, mesdames et messieurs, et je sais que vous êtes quasi exclusivement des Bruxellois dans la salle, réalisez la belle région que nous avons. Réalisez les atouts que nous avons. Alors, pendant 22 ans, on a pu légitimement être déçus. On a pu parfois même être en colère de voir la manière dont la région se déployait.

Alors ce soir, je ne suis pas en train de vous promettre qu’on va pouvoir, en un coup de baguette magique, totalement transformer. Mais on va pouvoir changer. On va pouvoir réformer. On va pouvoir bâtir. Ce soir, en tant que président du Mouvement Réformateur, j’ai aussi un petit pincement de me dire qu’il nous a fallu autant de temps pour revenir à la tête de la région capitale. Mais ce soir, je veux surtout vous porter un message pour l’avenir. Vous avez été nombreux à croire, je vous le disais en introduction, que plus jamais nous pourrions retrouver une telle fonction. Vous avez vu que par votre travail, par votre force, par votre capacité d’abnégation, eh bien c’était possible. Je veux déjà vous envoyer ce message pour les années à venir. Parce que la ministre-présidence, dans les mains du MR, une région enfin tournée vers plus de résultats, vers des réformes, ça ne doit pas être une petite parenthèse de trois ans. Ça doit devenir la nouvelle norme. On doit, par nos résultats, par notre travail au Parlement, dans les villes et communes, et désormais au gouvernement, montrer aux Bruxelloises et aux Bruxellois qu’ils ont bien fait de nous faire confiance. Leur donner envie de nous faire encore plus confiance en 2029. Alors, mesdames et messieurs, ce soir, j’attends une chose de vous. Dans l’immédiat, qu’on partage un verre, parce que c’est quand même sympathique, mais dès demain matin, qu’on se remette au travail. Le fait d’occuper la ministre-présidence de la Région bruxelloise ne peut pas être un achèvement. Ça n’est que le point de départ. Le point de départ d’un nouveau chapitre dans l’histoire d’amour entre Bruxelles et les libéraux. Parce que n’oubliez jamais, mesdames et messieurs, cette région, elle est historiquement libérale, elle est historiquement moderne, elle est historiquement un phare pour l’ensemble de l’Europe. Alors mesdames et messieurs, dès demain matin, chacun à votre niveau, il va falloir œuvrer. D’abord pour expliquer cet accord de gouvernement, ensuite pour le mettre en œuvre, et toujours pour convaincre.

Je vous ai parlé de Jacques Simonet au début. Je pense qu’il n’y avait pas plus grande machine de campagne que lui. Il devait certainement faire campagne en dormant. Je vous invite à ça. Je vous invite à y penser chaque jour, à travailler en vous demandant ce que vous pouvez faire pour votre région. Et on a besoin de résultats immédiats. Alors ce soir, je voudrais vraiment vous lancer un appel à la mobilisation générale. Faire en sorte que vous soyez plus que jamais convaincus et décidés à aller sur le terrain. Beaucoup me disaient, vous savez, on ne sait plus aller sur le terrain. Parce qu’on ne sait pas quoi dire aux gens. On ne sait pas si on est dans la majorité. On ne sait pas si on est dans l’opposition. On était un peu tout en même temps, pour tout vous dire. Aujourd’hui, vous le savez. Et donc dès demain matin, on doit recommencer. On doit recommencer à tourner de porte en porte. On doit recommencer à serrer les mains. On doit faire ce que votre toujours actuel président de la fédération bruxelloise, David Leisterh, a fait. Et je ne peux terminer ce discours sans lui rendre un hommage extrêmement appuyé. Parce que la victoire de juin 2024, c’est sa victoire. C’est lui qui a repris la Fédération. C’est lui qui a rebâti chaque jour notre structure. C’est lui qui a amené les uns après les autres des personnes qui sont dans cette salle. Alors vraiment, ce soir, il faudra un tonnerre d’applaudissements. Parce que c’est ça qui est important. Alors après avoir dit ça, j’ai une collègue de l’administration qui s’est avancée, qui a fait de grands signes, qui n’était pas là pour rien, pour me montrer l’oubli. J’ai compris que je devais faire voter, n’est-ce pas ? Voilà. C’est vrai que dans l’élan… Alors, vous avez « oui » sur les bulletins, c’est quelquefois l’élection la plus démocratique de l’histoire. On va régler ça, et oui sur les deux faces, vraiment, soit pour voter pour moi, soit pour voter pour moi. Donc, qui s’oppose ? C’est comme en athlétisme, c’est un faux départ. Qui s’oppose à l’entrée en majorité du Mouvement Réformateur pour la législature 2024-2029 du gouvernement de la Région bruxelloise ? Il peut le faire, il ne sera pas exécuté. Qui s’abstient ? Qui soutient ? L’accord est approuvé !