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Invité aux côtés des autres présidents de parti mercredi soir dans l’émission QR Le Débat consacré à l’énergie, Georges-Louis Bouchez a livré un message clair : face aux bouleversements géopolitiques et aux tensions sur les marchés, l’Europe – et la Belgique – ne peuvent plus se permettre de subir.

D’emblée, le président du MR a recadré le débat. Non, les crises énergétiques ne sont pas des accidents isolés. Le monde change, pointant les rivalités entre grandes puissances comme les États-Unis et la Chine, mais aussi les tensions croissantes au Moyen-Orient. Des tensions qui ont des conséquences directes chez nous, notamment sur les prix de l’énergie.

Fermer les yeux serait une erreur stratégique. Dire que cela ne nous concerne pas est faux, appelant à sécuriser les routes d’approvisionnement et à conclure des accords énergétiques durables.

Sur le plan intérieur, Georges-Louis Bouchez a dénoncé une faute politique majeure, soutenue par les Ecolo et toute la gauche : la sortie du nucléaire. « On peut produire une électricité propre, mais les Ecolo on choisit de fermer des centrales pour en construire au gaz »

Conséquence directe : une dépendance accrue aux énergies fossiles et aux importations, dans un monde où 80% de l’énergie reste encore d’origine fossile. Pour le MR, la transition énergétique doit être pragmatique, et non idéologique.

Autre point fort de l’intervention : le coût pour les citoyens. Georges-Louis Bouchez a dénoncé l’absurdité de certaines politiques, notamment sur les normes européennes comme l’ETS2, RED 3, qui pourraient faire grimper le prix du carburant jusqu’à 2 € le litre d’ici 2028.

Le président du MR a également plaidé pour un recentrage des aides publiques. « Elles doivent aller à ceux qui en ont réellement besoin », évoquant des dérives dans certains dispositifs actuels.

La priorité du MR : augmenter le revenu net des travailleurs sans alourdir le coût pour les entreprises. Une approche structurelle bien plus efficace que la multiplication des chèques ponctuels.

Enfin, sur l’indexation des salaires, Georges-Louis Bouchez est revenu les contradictions du PS. Le MR défend un système plus transparent : une indexation complète pour les bas et moyens revenus, et limitée pour les plus élevés.

« Nous ne modifions pas le panier en douce comme les socialistes aiment le faire. Nous assumons nos choix », a-t-il résumé.

Pour finir, sur la question des pénuries : aucun risque immédiat en Belgique. Mais à moyen terme, la situation pourrait se tendre, notamment en raison de la réduction des fournisseurs disponibles.

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