Le Mouvement Réformateur appelle à entamer sans délai les négociations pour doter Bruxelles d’un gouvernement. Après plus de 600 jours d’impasse institutionnelle, le président du MR Georges-Louis Bouchez estime qu’il est “urgent d’agir pour garantir l’avenir de notre Région capitale”.
« Après plus de 600 jours, il n’est plus exagéré d’affirmer que la formation d’un gouvernement est devenue une question de survie pour notre Région capitale. »
Le président rappelle que « le Mouvement Réformateur, premier parti à Bruxelles, a pleinement assumé ses responsabilités en multipliant les initiatives, tant sur la méthode que sur le contenu ». Le travail conduit par le Ministre du Budget « a permis de poser des bases claires et responsables, en objectivant la situation financière de la Région et en préparant le terrain indispensable à des échanges sérieux et crédibles ».
Georges-Louis Bouchez insiste : « C’est sur cette base que, ces derniers jours encore, le MR a noué plusieurs contacts informels afin de prendre la pleine mesure de l’état d’esprit des différentes forces politiques, à la lumière également des attentes légitimes exprimées par les citoyens bruxellois. »
À l’issue de ces échanges, le MR estime « avoir clairement identifié les lignes de force de chacun ainsi que les points de convergence — lesquels ont pu évoluer au fil du temps — et dégagé la seule majorité réellement possible ». Cette majorité rassemblerait, « du côté francophone, le MR, le PS et Les Engagés, et du côté néerlandophone Groen, Anders, Vooruit et le CD&V ».
Dans ce contexte, « le MR considère être en mesure d’initier non pas une mission supplémentaire, mais un véritable processus de négociation, avec pour objectif clair la mise en place d’un Gouvernement dans les tout prochains jours »
Le président invite « les 7 partis concernés à entamer des négociations dans le cadre d’un conclave réel et exigeant », à partir « d’un texte de base inspiré notamment de la note ayant fait l’objet d’un accord en juillet 2024 entre le MR, le PS et Les Engagés ».
Ce travail « devra être complété par des engagements clairs en faveur du retour à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2029, par la mise en œuvre de réformes institutionnelles ambitieuses et indispensables, ainsi que par un accent résolu sur la propreté et la sécurité à Bruxelles, priorités absolues pour la qualité de vie des habitants. »
Et de conclure : « En cas de réponse positive des partis concernés, nous fixerons un lieu de négociation que nous ne quitterons pas avant d’avoir conclu un accord. Nous avons la conviction que toutes les conditions sont désormais réunies pour enfin doter Bruxelles du Gouvernement attendu par l’ensemble des Bruxelloises et des Bruxellois, ainsi que par le reste du pays. »
