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« La seule justice fiscale, c’est la baisse des impôts. » Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, n’a pas eu besoin de longs discours, lundi soir, pour convaincre un groupe d’entrepreneurs à Wielsbeke. « Tout a déjà été taxé au cours des quarante dernières années. Il faut désormais réduire les dépenses de l’État. »

C’était la quatrième intervention de Georges-Louis Bouchez en Flandre-Occidentale en l’espace d’un mois. Cette fois, le rendez-vous avait lieu dans un showroom, avec des voitures premium en toile de fond. Il était invité par Frederik Daenekindt, propriétaire du groupe de concessions automobiles DCT. Les portes de garage ouvertes laissaient entrer une brise bienvenue sous un soleil couchant encore ardent. Plus d’une centaine d’entrepreneurs de la région ont échangé avec le président du MR.

Le gouvernement sait ce qu’il doit faire pour résorber le déficit budgétaire d’ici la fin de la législature. Il lui faut trouver près de huit milliards d’euros. Pour M. Bouchez, l’effort devrait même être plus ambitieux : « Entre dix et douze milliards pour rester sous un déficit de quatre pour cent. C’est ainsi que nous garderons une longueur d’avance sur la France et que nous éviterons de nous retrouver dans le viseur des marchés financiers. »

Il plaide pour une véritable vision stratégique. « La Belgique a besoin d’industrie, d’investissements et d’un maximum de personnes au travail. Avec une énergie abordable, c’est la base de notre prospérité. La croissance économique doit dépasser l’inflation afin de couvrir l’augmentation des coûts et des dépenses. Sinon, nous nous appauvrissons collectivement. »

Élaborer un budget sans augmenter les impôts

Alors que les États-Unis et la Chine dominent sur les plans économique, technologique et militaire, l’Europe est devenue championne de la réglementation. « Les règles inutiles qui nuisent à notre prospérité doivent disparaître. Les permis doivent être délivrés plus rapidement pour permettre aux entreprises d’investir et de se développer. Et le temps presse : dans les années 1990, l’Europe créait 30% de la richesse mondiale. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 17%. À l’époque, 36 des 100 plus grandes entreprises étaient européennes. Elles ne sont plus que neuf aujourd’hui. »

Mais, pour M. Bouchez, la simplification administrative ne suffit pas à relancer la croissance. « Les impôts et les dépenses publiques doivent diminuer. Il faut aussi cesser d’indexer les budgets publics. Seuls les salaires doivent encore l’être. » Il conclut : « Il est temps d’élaborer un budget sans nouveaux impôts, car le MR veut attirer les investisseurs. »

Le rapport du Comité de monitoring confirme ce que le président du MR affirme depuis longtemps. La Belgique n’a pas un problème de recettes, celles-ci augmentant en moyenne de 2,2% par an jusqu’en 2031. Le problème réside dans les dépenses publiques, qui progressent de 3,3% par an sur la même période. Le cap est clair : réformer et économiser, pas taxer.