Georges-Louis Bouchez était l’invité d’Antonio Solimando sur Bel RTL ce mercredi 11 janvier. L’occasion pour lui de rappeler que l’accord nucléaire conclu lundi est un acquis libéral.

Le MR se félicite de l’accord conclu lundi entre le gouvernement fédéral et Engie. « On nous avait dit que le nucléaire était mort, que c’était une technologie du passé et il n’y avait que le MR qui souhaitait cette prolongation. Finalement, elle advient. Donc dès aujourd’hui, les procédures administratives et techniques qui vont permettre cette prolongation débutent ».

Mais Georges-Louis Bouchez en est conscient : il reste un problème pour l’hiver 2025.  « Nous proposons de prolonger trois autres réacteurs pour une plus courte période. L’accord de lundi n’est qu’une première étape. Maintenant que nous avons un cadre pour le long terme, il est tout à fait alors envisageable de rentrer dans d’autres procédures. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire, loin de là, mais on a vraiment passé une phase décisive, comme nous le demandions »

Georges-Louis Bouchez rappelle que le MR est isolé dans ce dossier : « On demandait depuis deux ans d’avoir cette prolongation, mais au sein du gouvernement, les socialistes et les écologistes ne la souhaitaient pas. D’ailleurs, j’étais très heureux de les entendre hier parce qu’on avait presque l’impression que c’est grâce à eux qu’on prolongeait le nucléaire. Du côté du MR, je rappelle que, sous le gouvernement de Charles Michel, nous avons déjà voté une première prolongation de 10 ans, parce que normalement la loi de 2003 mettait fin au nucléaire en 2015. Et depuis que je suis Président du MR, pas une seule fois j’ai déclaré ne pas être en faveur du nucléaire ».

A terme, le MR est d’ailleurs favorable à l’abrogation de la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire. « Il faut effectivement abroger la loi de 2003, au plus tard lors des négociations gouvernementales de 2024. Si on peut le faire avant, c’est mieux. Le problème aujourd’hui est qu’on va investir 100 millions d’euros dans le nucléaire du futur. Mais comment trouver un partenaire privé qui viendrait investir dans une technologie s’il sait que la loi met un terme à cette technologie au plus tard dans 10 ans ? Ça n’a aucun sens. Ce qui a permis et amené la prolongation du nucléaire aujourd’hui demeure dans le futur : l’indépendance énergétique sur le plan géostratégique (c’est-à-dire ne pas dépendre du Qatar et de la Russie), la réduction des émissions de CO2 et la maîtrise des coûts.

Georges-Louis Bouchez rassure également les contribuables : ils ne paieront pas cette prolongation. « C’est une rumeur qui ne repose sur rien. Il n’y aura pas de taxes. Ces réacteurs vont s’auto-financer grâce à la production d’électricité. L’Etat aura par contre des participations dans ces réacteurs car il s’agit d’un enjeu stratégique ».

MR et Ecolo sont régulièrement en confrontation depuis le début de la législature, ce qui n’empêche pas Georges-Louis Bouchez d’avoir du respect pour ce parti. « Ecolo, à sa création, a vraiment amené un vent de fraîcheur. Je respecte également l’ensemble des représentants écolos. C’est indispensable dans une démocratie d’avoir des projets différents qui puissent se confronter. A la fin, c’est l’électeur qui fait son choix. Mais Ecolo fait aussi des erreurs. Le plan de circulation à Bruxelles est par exemple un échec. Le MR souhaite son retrait car ce plan crée du mal-être, augmente les embouteillages et n’améliore pas la qualité de vie. On voit les tensions dans toute une série de quartiers. Notre objectif est de renégocier le projet avec l’ensemble des parties pour avoir un nouveau plan de mobilité et de stationnement à Bruxelles ».

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