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Pour boucler ses fins de mois, Antoine Mariscal (28 ans), chef du restaurant Marracana à Uccle, doit servir en moyenne cinquante couverts par jour. Six jours sur sept. « Je travaille quatre-vingts heures par semaine et je paie trop d’impôts. Et pour quoi ? Pour financer les allocations de ceux qui ne veulent pas travailler et des faux malades de longue durée ?! »

Le service de midi touche à sa fin. Seuls les desserts restent à envoyer. Georges-Louis Bouchez, président du MR, se tient dans la cuisine du chef Antoine. La chaleur est palpable et l’équipe s’active sans relâche. Antoine lui raconte son parcours : « J’ai lancé mon restaurant il y a un an, avec l’aide de mon père. Je peux aussi compter sur le soutien de ma femme. Nous avons une équipe fiable et compétente. J’aimerais pouvoir mieux les payer, mais c’est impossible à cause des charges fiscales que je dois assumer. Je ne suis pas contre les impôts, mais il y en a trop. »

Fils de petits indépendants, M. Bouchez connaît bien cette réalité. « L’État dépense beaucoup trop, et chaque année davantage. Trop peu de personnes travaillent et les recettes fiscales ne suffisent plus à couvrir les dépenses publiques, faute de croissance économique suffisante. Il faut donc réduire les dépenses pour alléger la fiscalité et permettre aux travailleurs de gagner davantage. » Il détaille ensuite les mesures déjà prises pour soutenir les entrepreneurs : exonération de cotisations sociales pour le premier salarié, réduction des charges à hauteur d’un milliard d’euros, développement des flexi-jobs, augmentation des heures étudiantes et heures supplémentaires défiscalisées pour ceux qui souhaitent travailler davantage.

À quelques mètres de là, Isaac Kawa, jeune créateur du podcast Acto, observe la scène avec attention. Lors d’une interview en janvier, M. Bouchez lui avait promis de mettre en lumière un restaurateur en début de parcours. M. Kawa a donc réuni une trentaine de personnes sur la terrasse ensoleillée du Marracana, chaussée de Saint-Job à Uccle. Le président du MR a partagé avec eux un excellent menu aux accents franco-méditerranéens. Le père d’Antoine, discret mais fier, contemplait l’engagement et le travail de son fils.