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Notre industrie a besoin d’un Growth Deal, d’un véritable pacte de croissance, plutôt que d’un simple Green Deal. Nous devons aussi conclure un maximum d’accords commerciaux pour vendre nos produits partout dans le monde. C’est le message qu’a fait passer le président du MR, Georges-Louis Bouchez, lors de l’événement annuel de Fedustria, la fédération belge du textile, du bois, du meuble et du design.

« Notre croissance économique est à la traîne : à peine entre 1 et 1,5%, alors que l’inflation est deux fois plus élevée. Les coûts et les dépenses augmentent, mais les recettes ne suivent pas. Nous nous appauvrissons », a expliqué Georges-Louis Bouchez. « La seule réponse, c’est de relancer la croissance. Les pouvoirs publics doivent imposer moins de règles et d’obligations inutiles aux entreprises. Les administrations doivent avant tout accompagner les entrepreneurs plutôt que les contrôler. Et les procédures doivent être beaucoup plus rapides, plus simples et plus efficaces, surtout pour les permis. Rien que ces mesures sans coût budgétaire renforceraient déjà notre compétitivité dans une période budgétairement difficile. »

Le président du MR s’est entretenu avec quelque deux cents chefs de PME du secteur. Leurs principales préoccupations n’avaient rien de surprenant : prix élevés de l’énergie, coût du travail, lourdeurs administratives, concurrence des entreprises étrangères, droits de douane et incertitudes géopolitiques.

M. Bouchez a rappelé que le gouvernement a déjà pris des décisions pour améliorer leur position concurrentielle, notamment avec une norme énergétique qui permettra aux entreprises à forte intensité énergétique de payer moins. « La prolongation des centrales nucléaires était vitale pour garantir une électricité abordable. En plus des énergies renouvelables et du nucléaire, nous aurons aussi besoin de centrales au gaz et de petits réacteurs, afin de répondre à la hausse de la demande et de faire baisser les prix. »

Indexation défiscalisée : un coût du travail plus bas

Pour réduire le coût du travail, il souhaite instaurer à terme une indexation sans charges. « L’indexation est maintenue, car les personnes qui travaillent ne peuvent pas perdre de pouvoir d’achat. Mais les entreprises ne verseraient plus que l’augmentation nette de salaire aux travailleurs. Cela ne représenterait qu’environ 30% de ce qu’elles paient aujourd’hui, puisque les 70% restants correspondent aux cotisations patronales et personnelles qui partent vers l’État. »

Georges-Louis Bouchez a également énuméré plusieurs mesures destinées à soutenir les entrepreneurs : 240 heures supplémentaires défiscalisées pour ceux qui veulent travailler davantage, des flexi-jobs dans tous les secteurs, jusqu’à 650 heures par an pour les étudiants jobistes et une annualisation du temps de travail. Autant de décisions qui vont dans le sens de plus de flexibilité, sans oublier une période de préavis plafonnée à 52 semaines.

Enfin, il a appelé les chefs d’entreprise à maintenir la pression sur le gouvernement. « Restez exigeants et faites entendre votre voix dans le débat public. Tout le monde doit comprendre que vos priorités sont légitimes, parce qu’elles sont essentielles pour notre prospérité. Pour ma part, je continuerai à les défendre. »