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La Belgique a besoin de croissance et d’investissements, pas de règles inutiles, de barrières ou de lourdeurs administratives. Sur ce point, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, et plusieurs entrepreneurs flamands se rejoignent. Ils en ont débattu lors d’une rencontre organisée par l’union flamande des classes moyennes (UNIZO). 

« Qui peut travailler doit travailler », a martelé M. Bouchez. « Si rien ne change, nous compterons 700 000 malades de longue durée d’ici 2029, soit 12 % de la population active ! » Pour lui, le nombre anormalement élevé de faux malades est devenu intenable, tant pour les entreprises que pour les finances publiques. « Nous continuerons bien sûr à soutenir les personnes réellement malades. Mais les abus doivent cesser : ces personnes doivent être rapidement réorientées vers l’emploi. Plus il y a de personnes au travail, moins l’État doit verser d’allocations. Cela permettrait de réduire les impôts et d’augmenter le revenu net des travailleurs. »

Les dirigeants de PME veulent entreprendre, innover et investir. Pourtant, une grande partie de leur temps est engloutie par les formalités administratives — un reproche qui revient sans cesse. « Les administrations doivent davantage écouter les entrepreneurs, les soutenir et les accompagner », insiste le président du MR. « Et passer moins de temps à multiplier contrôles et sanctions. Les règles absurdes doivent disparaître. »

Les petites et moyennes entreprises subissent de plein fouet la dégradation de la conjoncture : hausse des coûts salariaux, prix de l’énergie élevés. « Nous constatons une augmentation des faillites. L’État doit alléger la fiscalité des entreprises et, surtout, réduire ses propres dépenses. Plus que jamais, nous avons besoin de croissance et d’investissements », répète M. Bouchez. « Des mesures ont été prises pour relancer l’activité, mais leur mise en œuvre doit s’accélérer. »