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Quiconque emprunte le ring de Bruxelles à hauteur d’Anderlecht ne peut pas le manquer : le célèbre logo rouge qui trône sur le siège de Coca-Cola, le long de la chaussée de Mons. La marque de boissons bien connue offre du travail à 2 200 personnes en Belgique et génère chaque année 1,8 milliard d’euros pour notre économie. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est venu aujourd’hui écouter, observer et déguster.

The Coca-Cola Company en Belgique, ce sont aussi les marques Fanta, Sprite, Fuze Tea, Power Ade et Minute Maid. « Quatre-vingt-trois pour cent de toutes nos boissons destinées à la Belgique et au Luxembourg sont produites dans notre pays », a expliqué le CEO Carl Lescroart au président du MR. « Outre le siège d’Anderlecht, nous avons des sites de production et des centres de distribution à Anvers, Gand, Borgloon, ainsi qu’à Chaudfontaine et Heppignies en Wallonie. » Au cours des cinq dernières années, Coca-Cola a investi plus de 150 millions d’euros en Belgique.

L’entreprise américaine compte 2 200 travailleurs dans notre pays. « Chaque emploi chez Coca-Cola génère sept autres emplois – soit au total 14 700 postes indirects chez les fournisseurs, les transporteurs, dans l’horeca, ainsi que dans l’événementiel et le commerce de détail », a détaillé Lescroart.

« Les Belges consomment chaque jour onze millions de produits Coca-Cola. Cela correspond à une boisson par habitant. Nous comptons près de cent mille points de vente dans notre pays. » Le producteur de soft drinks offre aux consommateurs un large éventail de boissons avec ou sans sucre.

La multinationale, dont le siège mondial est installé à Atlanta (États-Unis), achète chaque année pour 400 millions d’euros de biens et services auprès de fournisseurs belges et paie 975 millions d’euros d’impôts en Belgique. En termes de valeur ajoutée, cela pèse lourd : 1,8 milliard d’euros par an.

« Vingt pour cent du prix d’une bouteille de cola part ici en taxes », a ajouté le CEO. De quoi pousser de nombreux Belges à faire leurs achats de l’autre côté de la frontière. En 2023, ils ont ainsi acheté 217 millions de litres de boissons des marques Coca-Cola en France. Résultat : le secteur belge de la distribution a perdu 200 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’État a, lui, manqué 11 millions d’euros de recettes de TVA. Sans ces achats transfrontaliers, plus de quatre mille emplois supplémentaires pourraient être créés dans notre pays.

Georges-Louis Bouchez sait que de nombreux secteurs redoutent de nouvelles hausses d’impôts. Mais il se veut rassurant : « Nous n’allons pas augmenter la TVA. Cela porterait aussi atteinte au pouvoir d’achat des consommateurs. »

Le chiffre le plus marquant est celui de la taxe sur les déchets sauvages. « Le coût par habitant est, dans notre pays, de trois à cinq fois plus élevé que dans les pays voisins », a montré Lescroart à l’aide d’un graphique. De quoi nous handicaper sur le plan de la compétitivité et faire en sorte que les Belges paient leurs softs plus cher qu’à l’étranger.

Quatre-vingts chercheurs en Belgique

 Georges-Louis Bouchez a également visité le centre de R&D de Coca-Cola. Quatre-vingts chercheurs y travaillent sur de nouveaux produits, de nouveaux goûts, ainsi que sur des emballages efficaces et respectueux de l’environnement. Le président du MR a pu y goûter et comparer plusieurs boissons. On lui y a expliqué que l’exonération fiscale de précompte professionnel pour les chercheurs permet à Coca-Cola de maintenir ses activités de recherche et développement en Belgique. Des scientifiques viennent pour cela de toute l’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient jusque Bruxelles.

Coca-Cola existe depuis 1886 – exactement cent ans avant la naissance de M. Bouchez. En 2027, la marque américaine fêtera ses cent ans de présence en Belgique. Un anniversaire que le président du MR ne manquera pas.