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« Je suis optimiste pour notre pays. Mais les responsables politiques doivent avoir le courage de prendre des décisions lourdes de conséquences et de les expliquer à la population. » Georges-Louis Bouchez considère le prochain conclave budgétaire comme la dernière chance de mener de grandes réformes. « Réduisons les dépenses publiques et arrêtons d’augmenter les impôts. »

Le président du MR était invité sur la côte pour intervenir devant la Maritieme Kring Zeebrugge, un cercle d’affaires qui rassemble des chefs d’entreprise, des entrepreneurs, des fournisseurs et des décideurs engagés pour l’avenir du port de Zeebruges. À l’initiative de Johnny Hofman, CEO de Flanders Ship Repair, un large parterre de participantes et de participants avait été réuni. Le bourgmestre de Bruges, Dirk De fauw (cd&v), a souhaité la bienvenue à M. Bouchez. L’amiral Tanguy Botman, commandant de la composante Marine belge, était également présent pour faire connaissance. La base navale de notre pays est implantée au cœur du complexe portuaire.

« En Belgique, les responsables politiques ne parlent plus depuis vingt ans d’un thème pourtant essentiel : la croissance économique », a déclaré M. Bouchez. « L’Europe est dépassée par les États-Unis et la Chine. Au début des années nonante, l’Europe représentait un quart de la richesse mondiale. Aujourd’hui, ce n’est plus que 9%. » En Belgique, la croissance se situe entre 1 et 1,5%, alors que l’inflation est deux à trois fois plus élevée. « De cette manière, nous perdons automatiquement du pouvoir d’achat et de la prospérité. »

Mais comment Georges-Louis Bouchez entend-il inverser la tendance ? « En garantissant une énergie bon marché et abondante, car elle est à la base de notre société et de notre civilisation. En Europe, l’énergie coûte deux fois plus cher qu’aux États-Unis ou en Chine. Les énergies fossiles sont trop taxées dans l’Union européenne et les alternatives sont elles aussi coûteuses. La technologie et les infrastructures ont pris du retard en raison du manque de croissance et d’investissements. »

La Belgique aura besoin de dix milliards d’euros au cours des dix prochaines années pour développer son réseau électrique. De nouvelles centrales nucléaires seront également nécessaires. Nous ne pourrons financer ces investissements que si notre économie retrouve une croissance plus vigoureuse, afin que nos recettes augmentent. « Grâce à une énergie bon marché, les États-Unis et la Chine ont pu continuer à croître et à créer de la richesse. Cet argent, ils l’ont investi dans des centrales nucléaires, des éoliennes et des panneaux solaires », constate M. Bouchez.

Pas de nouveaux impôts

Le président du MR plaide pour moins de réglementations inutiles, moins de charges administratives et moins d’impôts pour nos entreprises. « Pour les permis stratégiques, c’est désormais le gouvernement régional qui tranchera en Wallonie, avec une décision dans les six mois, car nous avons rapidement besoin de plus d’industrie et d’infrastructures. »

« La Belgique n’a pas un problème de recettes, mais un problème de dépenses publiques trop élevées. Celles-ci doivent diminuer. Sinon, nous nous retrouverons sans cesse avec des déficits budgétaires que d’autres partis voudront compenser par de nouveaux impôts. Le MR ne veut plus de nouvelles taxes. »

Georges-Louis Bouchez a réaffirmé qu’il continuera à soutenir celles et ceux qui travaillent, épargnent et investissent.