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Sur la Scheldelaan, à Anvers, Bayer et TotalEnergies contribuent à faire battre le cœur économique de notre pays. Avec d’autres entreprises stratégiques, elles démontrent que le pôle chimique anversois — le deuxième plus important au monde après Houston — reste indispensable à la prospérité belge. Georges-Louis Bouchez est allé à leur rencontre, pour écouter leurs réalités de terrain.

Le président du MR le sait mieux que quiconque : l’industrie, l’investissement et l’innovation sont essentiels à la croissance économique, aux exportations et à la prospérité de la Belgique comme de l’Europe. Ce n’est donc pas un hasard s’il s’est rendu aujourd’hui chez Bayer et TotalEnergies. « Ce ne sont pas des entreprises ordinaires : elles sont des piliers de l’autonomie stratégique européenne. Les capacités de raffinage et la pétrochimie de TotalEnergies garantissent notre sécurité énergétique et l’accès à des matières premières indispensables. De son côté, Bayer, grâce à une production solidement ancrée en Europe de produits de protection des cultures, réduit notre dépendance aux importations en provenance de pays non européens. L’électrification, le stockage par batteries et la production de carburant d’aviation durable chez TotalEnergies contribuent aussi directement à la transition énergétique. Mais les coûts élevés de l’énergie et la concurrence internationale placent le secteur sous pression, avec un risque réel de perte d’emplois et de souveraineté industrielle si nous ne corrigeons pas rapidement le tir. »

Pour Georges-Louis Bouchez, la Belgique a urgemment besoin d’un plan de croissance économique. « Notre prospérité ne tombe pas du ciel. Nous la devons en grande partie à notre industrie. Pourtant, depuis quinze ans, nous ne connaissons plus de croissance, alors que nous faisons aujourd’hui face à une inflation de 4%. Notre richesse accumulée s’érode. »

La solution, selon le président du MR ? « Moins de règles inutiles et de contraintes administratives. Des impôts et un coût du travail moins élevés. Des procédures de permis plus rapides et une sécurité juridique pour les investisseurs. Nous devons libérer nos entreprises. La croissance économique est une nécessité, y compris pour continuer à financer notre modèle social. »

TotalEnergies : raffinage et pétrochimie réunis

TotalEnergies Refinery Antwerp est la plus grande raffinerie de Belgique, la troisième d’Europe et l’une des plus diversifiées du continent. Sa capacité annuelle de traitement atteint quelque 16 millions de tonnes de pétrole brut.

Au total, l’entreprise emploie 4 000 personnes dans notre pays. Ces dix dernières années, TotalEnergies a investi trois milliards d’euros dans la modernisation du site. Chaque année, 300 millions d’euros supplémentaires y sont consacrés.

À Anvers, TotalEnergies a également construit son plus grand parc de batteries d’Europe, avec une capacité de stockage de 75 MWh. Depuis 2025, la raffinerie produit aussi du carburant d’aviation durable, une technologie clé pour la décarbonation du transport aérien.

Bayer : médicaments et protection des cultures

Bayer compte 1 000 collaborateurs en Belgique. L’entreprise fournit des médicaments destinés aux soins de santé ainsi que des produits de protection des cultures pour les marchés agricoles européens et internationaux.

Leader mondial dans les semences et la protection des cultures, Bayer associe biologie, chimie et technologies numériques. En 2015, sa branche plastiques a été scindée pour devenir Covestro, tandis que Bayer a poursuivi sa spécialisation dans les médicaments et la chimie agricole.

En 2023, les secteurs de la chimie, des plastiques et des sciences de la vie ont généré 25,4 milliards d’euros de valeur ajoutée en Belgique. Ils représentent ainsi 38% de la valeur ajoutée de l’ensemble de l’industrie manufacturière.

Le secteur compte près de 100 000 emplois directs dans notre pays, auxquels s’ajoutent 250 000 emplois indirects chez les fournisseurs et prestataires de services. La chimie et la pharmacie représentent par ailleurs un tiers des exportations belges.