Pour le président du MR Georges-Louis bouchez, la prolongation de deux réacteurs permettrait d’alimenter un fonds contre la précarité énergétique qui pourrait alléger la facture des ménages.

Le MR ne cesse de le répéter : il est indispensable de prolonger deux réacteurs nucléaires au-delà de 2025, pour garantir la sécurité d’approvisionnement énergétique de notre pays, maintenir les prix sous contrôle et éviter une augmentation de nos émissions de CO2.

Ces derniers jours, le PS, qui était opposé à cette prolongation, a fait montre de plus d’ouverture par la voix de son président Paul Magnette. Dans les pages de l’Echo, Georges-Louis Bouchez saisit la balle au bond, et il propose qu’une concession soit attribuée à Engie Electrabel pour la prolongation des réacteurs de Doel 4 et Tihange 3. L’État s’attribuerait 10 à 20% de leur capacité, soit 200 à 400 MW, ce qui permettrait d’alimenter un fonds contre la précarité énergétique qui pourrait directement alléger la facture de certaines catégories de ménages, ou qui permettrait d’investir dans l’isolation des bâtiments. Le MR espère que cette proposition recevra un avis favorable, vu que le PS est très engagé dans la lutte contre la hausse des prix de l’énergie.

Georges-Louis Bouchez a fait ses comptes. « Aujourd’hui, la production d’énergie nucléaire à partir de centrales amorties coûte 20 à 25 euros du MWh », explique-t-il à L’Echo. « En comptant les investissements nécessaires à la prolongation, dans le pire des scénarios, on serait à 40 euros par MWh. Or les prix de marché sont aujourd’hui de 80 à 100 euros du MWh, et ils pourraient encore augmenter. De quoi dégager une belle marge bénéficiaire ».

Autre option : les 10 à 20% de l’État pourraient être réinjectés gratuitement dans le réseau, ce qui ferait baisser la facture de tous les consommateurs.

Avec cette proposition, le MR veut faire profiter les consommateurs de la prolongation du nucléaire.

Aujourd’hui, la production d’énergie nucléaire à partir de centrales amorties coûte 20 à 25 euros du MWh », explique-t-il à L’Echo. « En comptant les investissements nécessaires à la prolongation, dans le pire des scénarios, on serait à 40 euros par MWh. Or les prix de marché sont aujourd’hui de 80 à 100 euros du MWh, et ils pourraient encore augmenter. De quoi dégager une belle marge bénéficiaire de laquelle le gouvernement peut prélever une partie afin de lutter contre la précarité énergétique. »

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