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Trois ans après le pogrom du 7 octobre 2023, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a pris la parole au Diamond Center d’Anvers, à l’invitation de l’association Hart voor Israël et du Joods Informatie en Documentatiecentrum. Devant 450 personnes, il a rendu hommage aux victimes de l’attaque terroriste du Hamas et lancé un appel ferme à combattre l’antisémitisme. Il a été salué par une standing ovation.

« Derrière chaque nom, il y avait une personne. » D’emblée, Georges-Louis Bouchez a rappelé le visage humain du drame : des vies brutalement fauchées, des familles brisées, des otages arrachés à leurs proches. Il s’est aussi adressé directement à une jeune femme, Raz Shifer, présente dans la salle, rescapée de l’attaque contre le festival de musique Nova. Pour le président du MR, commémorer est un devoir de mémoire, mais aussi une promesse : « s’opposer à l’antisémitisme, refuser la justification de la terreur et défendre le droit des Juifs à vivre librement, sans peur ».

« Nous ne voulons pas d’un État spectateur »

L’antisémitisme n’a pas disparu, a-t-il averti. Il ressurgit dans la rue, sur les réseaux sociaux, sur certains campus, et se cache parfois derrière un discours prétendument « anticolonial » ou « progressiste ». « Mais le poison est le même. » Face à cela, l’État a un devoir non négociable : protéger ses citoyens juifs. Le MR plaide pour une protection renforcée et durable des synagogues, des écoles et des centres communautaires juifs, pour plus de moyens pour la police et les services de renseignement, et pour une politique pénale ferme, y compris contre la haine en ligne. Le parti libéral réclame aussi la nomination sans délai d’un coordinateur fédéral de la lutte contre l’antisémitisme. « Ce n’est pas une formalité bureaucratique. C’est une déclaration politique. »

Samidoun

Georges-Louis Bouchez a également défendu le projet de loi du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, qui doit permettre d’interdire les organisations radicales qui incitent à la haine et menacent l’ordre démocratique. Il a cité nommément Samidoun, qui se présente comme une organisation de solidarité mais glorifie, selon lui, des mouvements terroristes. « Un État libéral fort doit pouvoir dire que certaines organisations franchissent une ligne rouge. » Il a aussi pointé la menace du régime des mollahs en Iran et réaffirmé le droit d’Israël à exister et à se défendre.

« La lutte contre l’antisémitisme est un test moral pour nos sociétés », a-t-il conclu, sous de vifs applaudissements.