Alors que le Premier ministre annonce que les prochains hivers seront difficiles, Georges-Louis Bouchez appelle le gouvernement à prolonger davantage de réacteurs nucléaires.

Ce mardi 23 août, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s’est rendu au terminal LNG de Zeebruges, à l’invitation de son CEO Pascal De Buck. Fluxys est un acteur stratégique important pour relever un défi qui impacte directement notre qualité de vie et bien être.

En effet, alors que l’Union européenne et ses États membres s’inquiètent de l’approvisionnement en gaz du continent pour le prochain hiver, nous redécouvrons l’importance de disposer d’un outil comme ce terminal et d’être positionné tel que l’est notre pays au centre de l’Europe de l’Ouest.

Ce terminal LNG (gaz naturel liquéfié) est en effet une porte d’entrée du gaz naturel vers nos infrastructures belges mais également vers d’autres pays d’Europe. A l’heure où les pipelines venant de Russie sont en sous-capacité et l’acheminement du gaz sujet à de très grosses incertitudes, les approvisionnements venant par bateaux (méthaniers) et les infrastructures qui peuvent les accueillir sont tout autant stratégiques.

En début de semaine, le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé que les prochains hivers seraient difficiles pour notre pays, vu le contexte international, en particulier la guerre en Ukraine. Les prix vont rester très élevés et les risques de pénurie sont bien là. « Le Premier ministre explique qu’il faut diminuer notre dépendance au gaz », constate Georges-Louis Bouchez. « Or, il compte construire deux ou trois nouvelles centrales au gaz pour produire de l’électricité ».

Georges-Louis Bouchez rappelle que sans le MR, le gouvernement aurait décidé de sortir totalement du nucléaire dès 2025. « Heureusement, nous avons obtenu la prolongation de deux réacteurs, mais nous souhaiter aller plus loin », poursuit le président du MR. « La situation internationale démontre qu’on doit prolonger davantage de réacteurs pour garantir notre autonomie et notre indépendance énergétique. Pour nous, on peut monter jusque cinq, mais il faut aussi lancer le chantier du nucléaire du futur ».

Il s’agit encore d’adapter notre réseau électrique et d’adapter notre réseau de gaz pour qu’il puisse transporter de l’hydrogène mais aussi du CO2 capté par l’industrie en vue d’un stockage en sous-sol, permettant un processus industriel 0 carbone. Les défis sont donc nombreux alors que la Belgique occupe une place stratégique en Europe puisque sur une capacité de 120 milliards de mètres cubes de gaz, 80 milliards est exporté en Europe pour une consommation intérieure de 19 milliards. Le solde étant une marge tampon qui va être utilisée en partie dans le futur.

Pour le MR, ce dossier énergétique sera le premier point à l’agenda de la rentrée. « Un accord sur la prolongation d’un plus grand nombre de réacteurs est possible », conclut Georges-Louis Bouchez.

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