« Tous les francophones ne sont pas socialistes. Le MR montre qu’il existe une alternative au PS »

« Dans notre pays, il n’y a pas d’opposition entre Flamands et francophones, mais il y en a entre la gauche et la droite. J’ai plus en commun avec un libéral du Limbourg qu’avec un socialiste du Hainaut ». Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a enthousiasmé mardi soir les entrepreneurs du Voka Limburg à Hasselt avec sa ligne libérale offensive, claire et puissante.

Il a réitéré son plaidoyer pour plus d’emploi, plus de salaire net et plus de compétitivité. Avec des impôts moins élevés pour tous ceux qui travaillent, épargnent ou investissent. « Le MR est le vrai parti des actifs et des retraités qui peuvent se prévaloir d’une longue carrière. Le MR, c’est le parti de la classe moyenne, de tous ceux qui font chaque jour un effort pour eux-mêmes et pour les autres ».

Le travail est une priorité nationale. Car qui dit plus de travail, dit plus de pouvoir d’achat, moins d’impôts, des retraites plus élevées, moins d’allocations, un meilleur budget, plus de croissance et d’investissement et des entreprises plus fortes.

Les prix élevés de l’énergie et l’inflation affectent tout le monde, y compris les entreprises. Pour Georges-Louis Bouchez, un mix d’énergie renouvelable et nucléaire est le seul bon choix stratégique pour une indépendance énergétique respectueuse de l’environnement, abordable et sûre. Les usines à gaz polluantes émettent en effet des millions de tonnes de CO2 et nous maintiennent dans la dépendance vis-à-vis du gaz étranger coûteux. L’énergie nucléaire produit également deux fois moins de CO2 que l’énergie éolienne, ce qui rend les centrales nucléaires plus respectueuses de l’environnement que les éoliennes.

D’ici les prochaines élections fédérales de 2024, le gouvernement doit encore mettre en place une série de réformes importantes. Pour les retraites. Pour un taux d’emploi plus élevé, avec un job deal 2. Et pour une meilleure trajectoire budgétaire pour préserver notre prospérité et notre progrès.

Circonscription fédérale

Les chefs d’entreprise du Limbourg ont reçu un autre message du président du MR : « Tous les francophones ne sont pas socialistes. Le MR montre qu’il existe une alternative au PS. La Wallonie est le premier client de la Flandre. C’est donc dans l’intérêt des Flamands que la Wallonie se porte bien ». Pour ce faire, le Mouvement Réformateur doit devenir le premier parti de Belgique francophone.

Depuis le début du gouvernement Vivaldi, Georges-Louis Bouchez visite souvent la Flandre et les médias flamands. « Parce que je pense que les hommes politiques doivent s’adresser à tous les habitants de notre pays », dit-il. « Les attentes des Flamands, des Bruxellois et des Wallons sont pour la plupart les mêmes. C’est pourquoi le président du MR est également en faveur d’une circonscription électorale fédérale, dans laquelle un certain nombre d’hommes politiques de toute la Belgique pourraient être candidats. Ils devraient donc mener une campagne nationale pour se faire élire. Pour lui, le premier ministre devrait être issu de cette circonscription fédérale. « L’opposition dans notre pays n’est pas entre néerlandophones et francophones, mais entre gauche et droite », conclut-il.

Découvrez l’édito dans Het Belang van Limburg ici

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L’Edito d’Yves Lambrix (Het Belang van Limburg)

Il allie le volontarisme de Guy Verhofstadt et l’éloquence de Patrick Dewael, avec le charisme de feu Steve Stevaert. « Il pense et agit vite, fait des analyses intéressantes et défend bien sa vision. Il n’est pas l’imbécile pour qui certaines personnes en Flandre essaient de le faire passer », disait le professeur Hendrik Vuye il y a deux ans à propos de son ancien assistant. Il n’est donc pas surprenant que Georges-Louis Bouchez ait réussi à rassembler les meilleurs entrepreneurs limbourgeois lors d’un événement privé au Voka-Limburg mardi soir.

Depuis qu’il a été élu président du Mouvement Réformateur, GLB est devenu un phénomène politique et une marque, également en Flandre. Cela n’allait pas de soi. A peine monté dans l’arène politique, il a été ouvertement diabolisé par le président de la N-VA, Bart De Wever, car il n’a pas voulu rejoindre une coalition qui voulait dépiauter la Belgique. « Il prêche une vision belgicaine du 19e siècle et ne parle pas un mot de néerlandais », a sèchement lancé De Wever. En un rien de temps, GLB a été perçu comme le plus grand saboteur de Rue de la Loi et du gouvernement Vivaldi. Pour inverser cette perception, Bouchez a lancé une offensive de charme. Il apparaît de plus en plus souvent en Flandre et dans les médias flamands pour expliquer ses idées et ses priorités. Le Limbourg n’a pas été oublié. En plus d’une interview majeure et très médiatisée dans ce journal, il a également visité Energyville à Genk et le circuit de Zolder l’année dernière. À maintes reprises, il a plaidé en faveur d’un salaire net plus élevé pour ceux qui travaillent et pour une plus grande compétitivité pour les entreprises. Il n’en a pas été autrement mardi soir. Avec son large sourire, son optimisme, son enthousiasme assuré et son allure rock’n’roll, il a également conquis le cœur de ceux-là en un rien de temps.

En 2022, de nombreux Flamands considèrent le « traître » idu passé comme un excellent porte-parole des idées bleu foncé, pour les employeurs et les employés. Son parti frère l’Open Vld l’observe souvent avec la frustration de celui qui représente l’aile bleu clair.

« Un libéral de gauche en Belgique est tout aussi utile qu’un manteau d’hiver à Dubaï : il ne sert à rien », a de nouveau assené mardi GLB. Pourtant, la Flandre de centre-droit a tout intérêt à rester connectée avec Bouchez : en Wallonie, le MR est le seul allié naturel pour mettre en œuvre des réformes structurelles.  Bart De Wever le sait aussi. Il est donc grand temps qu’il abandonne sa vendetta contre GLB, dans l’intérêt des entrepreneurs et des salariés, du Limbourg et de toute la Flandre.