Mercredi dernier, le Président Georges-Louis Bouchez était invité à De Warande, lieu de rencontre pour des Flamands à Bruxelles depuis plus de 30 ans. Il s’est adressé à une salle comble et a répondu aux questions de l’auditoire critique. Il a mis sur la table les questions clés et les réformes pour les mois et les années à venir.

Pour garantir une électricité constante, abordable et respectueuse du climat, les centrales nucléaires continueront d’être nécessaires en combinaison avec les énergies renouvelables. Donc pas de centrales à gaz polluantes comme le veulent les verts, car ce sont de vraies usines à CO2 : avec une émission de pas moins de 13 millions de tonnes de C02 par an, soit l’équivalent de 2,5 millions de voitures par an sur la route ! Des verts qui veulent plus de CO2 dans l’air, c’est comme des libéraux qui plaideraient pour des taxes plus élevées…

Pour atteindre un taux d’emploi de 80 %, le plus grand nombre possible des 400 000 chômeurs de notre pays doit être orienté vers les 140 000 métiers en pénurie. En outre, il serait tout à fait naturel que des sanctions soient infligées à toute personne au chômage depuis deux ans et qui refuse pendant cette période deux offres d’emploi ou de formation pour un métier en pénurie. Ces refus obstinés de travailler perdraient leurs allocations de chômage et se verraient infliger une amende de 10 % sur leur revenu d’insertion sociale. Au Danemark, où les socialistes sont également au gouvernement, cela se produit au bout d’un an seulement.

La classe moyenne, toutes ces personnes qui font des efforts tous les jours pour aller travailler, devrait avoir plus de pouvoir d’achat net et donc être moins taxée. C’est ça la justice fiscale. Ceux qui travaillent ne devraient jamais payer plus de 50 % d’impôts. A partir d’un salaire net de 2300 euros, chaque euro supplémentaire est taxé à 50% et cela doit changer. Tant que la pression fiscale générale n’est pas réduite, le MR n’acceptera jamais que des avantages fiscaux soient affectés, comme l’avantage lors de l’achat d’une deuxième résidence. Pas d’impôts supplémentaires pour les personnes qui travaillent, épargnent, investissent.

Dans les pensions aussi, il doit y avoir plus de justice avec une convergence entre le montant que les salariés, les fonctionnaires et les indépendants perçoivent après leur carrière. Cette différence est encore trop grande.